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Partout
dans cette ville du sud, les ordures ne sont plus ramassées
depuis des semaines. Une situation très désagréable mais
surtout dangereuse pour les habitants.
Toliara est sale. C’est un secret de polichinelle. Du
centre-ville à ses environs, les ordures sont devenues ces
derniers temps un cliché de la scène de vie de tous les
jours.
Les Tuléarois n'en peuvent plus. En plein été, la Cité du
Soleil est suffoque à cause des dépôts d’ordures à
presque tous les coins. Des milliers de sacs-poubelles
jonchent les boulevards, les rues, les ruelles et s'entassent
jusqu'à former des monticules de plusieurs mètres de haut
dans des bacs à ordures et qui pourrissent sous la chaleur du
soleil.
Circuler en voiture et même à pied est devenu difficile. La
ville ressemble à une décharge à ciel ouvert où les rats
galopent de déchets en déchets. Le tout, dans une puanteur
insoutenable.
La faute à qui ?
En effet, la collecte d’ordures se fait de plus en plus
rare, certains quartiers étant tout simplement « ignorés »,
alors que d’autres souffrent du caractère irrégulier du
service des agents de la voirie de la commune.
Cette situation est révélatrice du malaise régnant depuis
quelques mois dans la commune urbaine de Toliara. En effet
depuis le 17 novembre, la vice-primature chargé de l’Intérieur
à suspendu pour une durée d’un mois le maire de la ville
Fiacre Hatimo, suite à une requête formulée par la majorité
du conseil municipal dirigé par son président Jean-Baptiste
Boloko.
Le maire fut remplacé provisoirement par son premier adjoint
Sébastien Tsaboko. Or ce dernier n’a pas le pouvoir de
signature.
Ce qui signifie que le budget afférent aux salaires du
personnel, aux carburants et lubrifiants destinés aux camions
de ramassage des bacs à ordures est bloqué faute de
signataire.
« On veut bien ramasser les ordures mais on n’a plus les
moyens », se plaint Sébastien Tsabohako.
Un membre du conseil municipal condamne à juste titre le
ministère de tutelle de prendre en otage la vie de toute une
population. « Les tergiversations de la vice-primature dans
cette affaire est la source de ce problème. Pourquoi ne pas
nommer carrément un PDS ou bien respecter le délai de
suspension du maire et le faire revenir à son poste, si les
anomalies qui lui ont été reprochés ne sont pas tangibles
», s’interroge-t-il.
En attendant les Tuléarois s’impatientent et se demandent
quand prendra fin ce problème qui pourrit leur vie ?
Ce 01.02.10 par Francis |