| Le Toko be Telo se réorganise pour un chemin social unifié... |
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Le Toko Be Telo reprend des couleurs. Il était
annoncé affaibli sinon divisé depuis
quelques semaines après les arrestations et
les démêlés judicaires de ses dirigeants,
et surtout les controverses par des déclarations
et des contre déclarations en son sein quant
à la manière de célébrer le cinquantenaire
de l’Indépendance
Il vient plutôt d’afficher une autre image.
En effet, la coalition regroupant les trois
grands clans qui constituent l’ossature de
cette association, a manifestement montré sa
cohésion pour mettre fin à cette guéguerre,
interprétée par les détracteurs comme un
profond malaise.
Mieux, elle était au grand complet, lundi 12
juillet après-midi, dans la grande cour de
son siège à Andakoro Sanfily. Les Temilahé
dirigés par Milson Zantera, les Temitongoa
conduits par Jean Noël Tovonkery, et les
Tevondrogne menés par Mandaso Marin Eratra
ont pu rassembler à cette occasion plus de 2
000 personnes toutes issues du groupe ethnique
Tanalàna
Ressouder les rangs
Dès 8 h du matin, les membres du Toko Be Telo
ont convergé vers Andakoro pour assister à
cette réunion. Plusieurs ténors du Toko Be
Telo étaient aux premières loges.
À part les chefs de clan, des politiciens
originaires de la tribu tanalàna étaient également
présents, à l’instar de l’ex-député de
Toliara Parfait Mana, du leader local de la
mouvance Ravalomanana, Sazalahy Tsianihy, et
beaucoup d’autres.
Il a été alors beaucoup plus question d’un
rendez-vous de grand déballage, où chacun a
pu vider ses amertumes. En clair, si la
rencontre de lundi est venue à point nommé,
c’est parce qu’elle a permis de ramener
l’ordre dans la maison et de chasser le démon
de la division.
Les débats ont été menés de façon à ne
pas évoquer des sujets qui fâchent, comme la
position à adopter par l’association face
à la conjoncture politique actuelle, ou le débat
relatif à l’emprisonnement puis à la
relaxation de quelques membres du groupe suite
au fameux tract diffamatoire à l’encontre
du premier ministre Camille Vital et sa
famille.
Même interrogé sur ce sujet, l’ex sénateur
Robert Razaka, a affirmé qu’il répondra
plus tard à la question. Comme quoi, ils ont
évité de mettre le doigt dans la plaie.
Le sujet qui contient le plus de germe de la
division est celui relatif à l’association
Toko be Telo utilisée à tort ou à raison à
des fins politiques.
« Il est incontestable qu’en ouvrant la brèche,
l’on risque d’achopper sur des prises de
position contradictoires des uns et des autres
», a indiqué Elimbiraza Mandridake, un
Tanalana de pure souche.
Il travaille depuis des années en France,
mais de passage au pays, il relativise sa
position.
« Je suis contre toute forme de condamnation
et de répression à l’encontre de mes ancêtres
tanalàna. En revanche, je dénonce le clientélisme
politique exercé par certains au nom du Toko
Be Telo », a-t-il martelé.
Ce 20.07.2010 par Francis et Maharavo
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