Interdiction de voyager, gels des
avoirs financiers, isolement diplomatique. Ce sont les Etats
membres de l'Union africaine et seulement eux qui sont tenus
pour l’instant d'appliquer les sanctions prises cette semaine
à Addis Abeba.
Les partenaires de l'UA, qu'il
s'agisse d'organisations internationales, comme l’ONU, ou de
partenaires bilatéraux, doivent seulement être informés de
ces mesures et les appuyer. La France a simplement indiqué
qu'elle avait pris note de ces sanctions.
Bien sûr cela n'empêche pas les
pressions sur Andry Rajoelina et son entourage. A l'ONU, lors de
l’assemblée générale en septembre dernier, l'homme fort de
Madagascar n'avait pas pu s'exprimer à la tribune, à la
demande des pays de la SADC. Aujourd'hui, l'Union européenne
rappelle qu'elle n'a pris aucune sanction ciblée contre des
personnalités de Madagascar pour l'instant, mais qu'en
revanche, elle a suspendu un certain nombre d'accords dans le
cadre du neuvième et du dixième FED, le Fond européen de développement.
Bruxelles devrait réexaminer dans
les prochaines semaines ses relations avec Madagascar.
Constatant l'impasse politique sur la Grande Ile, les Européens
menacent de prendre des mesures plus sévères.
Ce 20.03.10 RM