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L’amnistie
en question
Article
publié le 07/08/2009 Dernière
mise à jour le 07/08/2009 à 14:43 TU
L'avenir politique de Madagascar est peut-être en train de se
jouer en ce moment au Mozambique, où les discussions à Maputo
entre les trois anciens présidents malgaches et l’actuel
leader de
la Haute
autorité de transition se poursuivent. Albert Zafy, Didier
Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina se sont rencontrés
sous l'œil bienveillant du Groupe de contact international, qui
va tenter de mettre tout le monde d'accord pour une transition
consensuelle et inclusive sur
la Grande
île. Ils se sont donné jusqu'à samedi pour y parvenir. Les
discussions à huis clos des quatre protagonistes, sans leurs délégations,
ont repris vendredi matin. Des difficultés se sont manifestées
concernant la question de l’amnistie et du retour de Marc
Ravalomanana, évincé en mars dernier, dans le pays.
Andry Rajoelina, le leader de
la Haute
autorité de transition, se sent dominé. Il aurait
l’impression d’être menacé pendant les négociations. Il
est quand même le plus jeune des quatre participants, en âge
et en politique. Et puis Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et
Albert Zafy auraient fait front commun. Selon l’actuel homme
fort de Madagascar, Andry Rajoelina, l’ambiance est « électrique
pour ne pas dire explosive ». Les discussions
tournent, depuis jeudi, autour de la question des amnisties.
Pourtant,
l’ancien président Didier Ratsiraka, exilé à Paris depuis
2002, ne veut pas entendre parler d’amnistie : « je
n’ai jamais demandé l’amnistie. Je ne suis pas coupable. Je
ne veux pas d’amnistie. Annulation mais pas amnistie ».
Didier
Ratsiraka
Ancien
président malgache
07/08/2009
par Sophie Ribstein
L’annulation
des charges contre Didier Ratsiraka et ses partisans est
maintenant acquise. Ce vendredi, les négociations bloquent sur
le cas du président déchu Marc Ravalomanana, comme l’a
souligné Andry Rajoelina : « Il y a des idées,
où on n’a pas vraiment la même vision. Et c’est pour cette
raison que ça traîne un tout petit peu. Nous sommes coincés
sur un sujet, actuellement : c’est le retour du président
Ravalomanana à Madagascar ».
Andry
Rajoelina
Leader
de
la Haute
autorité de transition
07/08/2009
par Sophie Ribstein
Les
médiateurs, sous la conduite de l’ancien président
mozambicain Joaquim Chissano, tentent de crever l’abcès. Pour
la délégation d’Andry Rajoelina, chef de
la Haute
autorité de transition, Marc Ravalomanana ne peut pas rentrer
à Madagascar. Il risquerait de déstabiliser un peu plus le
pays et sa sécurité serait loin d’être assurée.
Par
Ravo, sce rfi
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