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Petite avancée dans les négociations à Maputo. Les
mouvances Zafy Albert et Didier Ratsiraka sont d’accord pour
le maintien de Rajoelina à la présidence de
la Transition. Mais
le camp Ravalomanana s’y oppose fermement.
Le pouvoir est
difficile à partager entre les quatre mouvances présentes à
Maputo. Les négociations, comme c'était le cas la veille, sont
par moment bloquées puis interrompues. Mais une petite
avancée a été constatée dans l'après-midi.
La mouvance Albert Zafy s'est rangée du côté de Andry
Rajoelina. «Nous estimons qu'il est juste que Rajoelina
conduise
la Transition
étant donné que c'est grâce à lui qu'on a pu défaire
le pouvoir dictatorial de Ravalomanana», devait déclarer José
Vianney, membre de la mouvance du Professeur. Un revirement
inattendu car jusque-là Albert Zafy semblait du côté de
Ratsiraka, allié de Ravalomanana.
Du coup, sentant le vent tourner, Didier Ratsiraka a fait une déclaration.
«Si c'est une garantie pour résoudre les problèmes, nous sommes
d'accord pour que Rajoelina soit président. Nous espérons que
cela ne créera pas d'autres problèmes» ,a-t-il affirmé.
Gros dilemme
Redoutable joueur d'échecs, Ratsiraka a dans la
foulée avancé un pion pour gagner la partie. Il a proposé
qu'on attribue à sa mouvance le poste de Premier ministre.
Il a tout de suite dévoilé sa candidate en la personne
de Ramisandrazana, ancienne directrice de cabinet de son dernier
Premier ministre Tantely Andrianarivo.
Une proposition «indécente» que Rajoelina n'a pas tout
de suite accepté préférant aller dîner avant de reprendre la
partie. Le temps de pouvoir consulter ses conseillers. Un gros
dilemme en fait pour lui étant donné que cela
équivaut à une éviction de Monja Roindefo
du poste de Premier ministre. S'il l'accepte, il y a
neuf chances sur dix qu'il soit traité de traître par sa
propre mouvance. Celle-ci réclame à la fois la présidence
et la primature.
De son côté, le camp Ravalomanana est fermement contre le maintien
de Rajoelina. «Nous sommes d'accord pour la
candidature de Ratsiraka ou Zafy, mais pas question de Rajoelina»,
souligne Manandafy Rakotonirina qui a une grosse dent contre le
président de
la HAT.
Mieux, dans une déclaration remise à la
presse, Marc Ravalomanana estime que la présidence de
la Transition
devrait lui échoir. «La présidence de
la Transition
doit revenir à la mouvance Marc Ravalomanana, mais nous
sommes disposés à négocier avec les mouvances
Ratsiraka et Zafy sur ce point et non avec la mouvance
Andry Rajoelina», mentionne le communiqué.
Une position radicale jugée irréaliste par le général
Randrianafidisoa. «Aucun pouvoir non soutenu par l'armée ne réussira
à diriger le pays. Il est donc impossible de ne pas donner
la présidence de
la Transition
à Rajoelina», prévient-il.
La seule décision qui a fait l'unanimité lors de la journée
d'hier a été la désignation d'Albert Zafy à la tête du
Comité national de réconciliation. Pour le reste, l'imbroglio
reste plus ou moins entier. Le camp Rajoelina, selon un
communiqué de presse, s'apprête à rentrer ce soir quelle que
soit l'issue des négociations. Une intention qui n'augure rien de
bon, même si Joaquim Chissano a demandé à des journalistes
mozambicains de prendre en photo Ramisandrazana, la candidate de
Ratsiraka à la primature. C'est peut-être un indice d'un
probable dénouement des négociations d'ici demain.
Ce 27.08.2009 par Jenaba sce
lexpress
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