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Quelques
feintes
Bon nombre d'observateurs estiment
que la tournée de Mialy Rajoelina dans le Sud en général et
dans l'Androy en particulier, vise à effacer les traces du récent
passage de Monja Roindefo sur ses terres. En tout cas, le périple
axé en principe sur le social a vite pris une tournure
politique. En témoignent les propos de l'ancien député de
Tsihombe, Revonjea Jonah et du coordonnateur régional du TGV
Androy, Jean-Michel Henri. Tous les deux affirment que le TGV
qui a des antennes dans tous les districts de la région, est
prêt à en découdre avec le Monima de l'actuel locataire de
Mahazoarivo. Ils reprochent à ce dernier d'avoir placé ses
hommes au sein de la Région. « Jamais le Monima ne
serait entré au pouvoir sans l'avènement de Andry Rajoelina »,
soutiennent-ils. Et d'ajouter même que « Monja
Roindefo et le Monima n'auront pas les voix de l'Androy qui
roule pour le TGV ».
Salut.
D'après les deux anciens élus sus
nommés qui ne sont pas non plus tendres avec Kaleta, « ce
n'est pas uniquement le TGV qui sollicite la candidature de
Andry Rajoelina à la prochaine élection présidentielle.
C'est une véritable aspiration populaire dans l'Androy ».
Et de rappeler que « lors de la récente conférence
régionale, 95% des participants ont décidé que l'âge
minimum des candidats à la magistrature suprême devrait être
de 35 ans ». Visiblement superstitieux, Jean-Michel
Henri de déclarer même que « Andry Rajoelina
symbolise le salut de l'Androy où il a plu le 21 mars 2009,
date de l'installation officielle du Président de la HAT ».
Elections.
Concernant les négociations sur la
sortie de crise, le coordonnateur du TGV dans l'Androy estime
que « les atermoiements pendant 4 mois ont appauvri
davantage la population ». Pour lui, il faut plutôt
organiser les élections dans les meilleurs délais. « Il
appartient au peuple d'élire son Président »,
martèle-t-il. Tout en ne cachant pas ses inquiétudes face « à
la cohorte de politiciens qui entoure Andry Rajoelina ».
Jean-Michel Henri craint que ces politiciens ne sabotent
le TGV pour qu'il n'entre pas en gare au soir de l'élection
présidentielle. En attendant, le TGV version femme poursuit
son périple dans le Sud. Elle était à Ampanihy hier après
un arrêt à Tsihombe la veille
Ce 23.07.2009 par Ravo |