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Un véritable GAG joué par un Co-président fictif de la Transition...

Fetison Andrianirina recherché

L’arrestation est imminente pour Fetison Rakoto Andrianirina. Le colonel Richard Ravalomanana l’a confirmé. Il serait impliqué dans les multiples attentats à la bombe l’année passée.

La chasse au co-président du conseil présidentiel suivant l’acte additionnel d’Addis-Abeba Fetison Rakoto Andrianirina, est ouverte. Il a fait l’objet d’un mandat d’arrêt bien avant le bref passage du président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping à la tête d’une mission du Groupe international de contact (GIC) les 21 et 22 janvier. Le politicien serait impliqué dans une « affaire de bombe artisanale ».

Le colonel Richard Ravalomanana, commandant de la Circonscription régionale de la gendarmerie nationale (CIRGN) d’Analamanga, a confirmé le maintien de la mesure prise contre le chef de la délégation de la mouvance Ravalomanana. « La présence des forces de l’ordre au Carlton jeudi s’explique par la nécessité d’exécuter ce mandat d’arrêt. Nous avions entendu qu’il (Fetison Rakoto Andrianirina) allait y organiser une conférence de presse ce jour-là », a confié hier l’officier de la gendarmerie. C’était au Palais des sports à Mahamasina à l’issue du culte œcuménique qui débute la célébration du 50e anniversaire des forces armées.
Le commandant de la CIRGN a précisé à cette occasion que les forces de l’ordre ont remis à trois reprises une convocation à l’adresse de Fetison Rakoto Andrianirina au Carlton et une fois à son domicile à Ankadikely-Ilafy, mais il n’y a jamais répondu. Il a souligné que face à cette attitude du dirigeant politique, les autorités ont décidé d’établir le mandat d’arrêt. « Nous voulions éviter de l’arrêter en public pour ne pas salir son honneur », a-t-il affirmé.
Immunité politique
Pour le colonel Richard Ravalomanana, Fetison Rakoto Andrianirina devrait avoir le courage de répondre à sa convocation s’il est vraiment de bonne foi.
Mais le co-président du conseil présidentiel perçoit autrement une telle mesure et la qualifie de harcèlement politique. Pour justifier son comportement, il se réfère à l’acte additionnel d’Addis-Abeba qui lui a donné son titre. « Je me rendrai aux forces de l’ordre quand je ne serais plus co-président du conseil présidentiel. À l’heure actuelle, je jouis de l’immunité politique liée à ma fonction », a-t-il soutenu au téléphone.
Fetison Rakoto Andrianirina a comparé son cas à celui de l’ancien président de la République française Jacques Chirac qui ne pouvait être poursuivi en justice durant son mandat. Une fois celui-ci terminé, le Conseil constitutionnel a permis sa mise en examen. « Ce n’est pas une question d’impunité mais plutôt de respect de l’Institution dont il était le président », a-t-il insisté.
En ce qui concerne son projet d’organiser un débat « Loa-bary an-dasy tsy manavaka » au Carlton les 4 et 5 février, Fetison Rakoto Andrianirina a rassuré l’opinion qu’il le maintient. « Tout cela ne devrait pas entraver ce rendez-vous. Ceux qui cherchent à y faire obstacle alors que c’est une démarche vers la résolution de la crise, seront considérés comme ennemis de la nation », a-t-il déclaré en engageant la responsabilité des forces de l’ordre.

Ce 01.02.2010 par Ravo, source lexpressmada

 


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