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Le
cadavre d’une baleine a été retrouvé sur une plage, dans la
banlieue de Toliara. Il a été dépecé par la population et
vendu ensuite sur le marché.
Emoi, curiosité : tout
pour provoquer un embouteillage sur la route menant vers la
commune de Belalanda Toliara, jeudi 23 juillet matin. Une ruée
motivée par la présence d’une baleine qui s’est échouée
sur la plage.
Elle a été retrouvée aux abords de l‘estuaire de Belitsake,
à
6 km
au nord de Toliara, endroit où se trouve l’embouchure du
fleuve de Fiherenana sur le canal de Mozambique.
Le gigantesque mammifère de
20 m
de long et pesant environ 16 t, morte, avait été rejeté par
les vagues. Selon les témoins, la baleine, dont l’espèce
n’a également pas été déterminée, présentait des
blessures sur le corps.
Plusieurs hypothèses ont circulé sur la cause de cet incident.
Certains avançent que les blessures de la baleine étaient dues
aux hélices d’un bateau. D’autres mentionnent qu’elle a
été harponnée en pleine mer par des marins pêcheurs, mais
elle a pu s’échapper de ses bourreaux avant de mourir sur le
rivage.
Dépeçage
Peu de temps après la découverte
du cadavre, les habitants de Belitsake et de Belalanda ainsi que
ceux de Toliara-ville ont entamé le dépeçage dans la matinée.
Se transformant en bouchers volontaires, des hommes ont aiguisé
leurs couteaux et se sont attelés à la tâche jour et nuit.
Il leur a fallu trois jours pour découper toute cette barbaque,
c’est-à-dire cette mauvaise viande. Une longue file de
plusieurs charrettes transportant des kilos de chair du cétacé
a été aperçue le long de
la RN
9 durant ces jours.
Les marchés de Bazaribe et de Sakamà
à Toliara ont été inondés de viande de baleine, bradée à
400 ariary le kilo.
Une équipe de scientifiques a fait le déplacement samedi 25
juillet dans l’après-midi pour établir les caractéristiques
morphologiques de l'animal. Mais grande fut son étonnement, car
arrivée sur place elle n’a rien trouvé.
«C’est bien dommage que les gens ont tout découpé, même le
squelette de la baleine, alors que nous avions l’intention de
l’exposer au musée de la station marine», a expliqué le
chef d’équipe. Les autorités locales auraient dû mettre en
place une barrière de sécurité pour que les badauds ne
puissent pas approcher le cadavre du cétacé.
Ce 03.08.2009 par Francis
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