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Le
ministre de la Culture et du patrimoine, Gilbert
Raharizatovo, a mis sa casquette de chef de parti
pour attirer l’attention de toutes les forces
politiques, ainsi que des composantes de la
société civile, sur la situation de vengeance
qui prévaut dans le pays. Il a lancé un appel en
vue d’un retour à la table des négociations en
prenant en considération l’esprit des accords
de Maputo et d’Addis-Abeba et celui des ateliers
au Centre de conférences international d’Ivato. |
Le président du
Rassemblement pour Madagascar (RPM) a fait un constat de
dialogue de sourds dans la recherche de voie de sortie
de crise. Le contexte est aussi dangereux au moment où
les politiciens veulent mettre leur influence dans les
casernes militaires et le bruit de bottes des hommes en
uniforme s’intensifie.
« La prise de sanctions à l’encontre des Malgaches
par n’importe quelle partie ne nous convient
pas », a-t-il souligné hier, lors d’une
rencontre avec la presse à son domicile à Tsimbazaza.
Logique d’affrontement
Une déclaration remettant en cause non seulement les
sanctions du Groupe international de contact (GIC) à l’encontre
les 109 responsables de la Transition, mais aussi la
résolution des membres de la Haute autorité de la
transition (HAT) en vue d’une pénalisation des
dirigeants de l’opposition. Pour la mise en œuvre du
plan de dialogue du RPM, Gilbert Raharizatovo a avancé
que détenant la prérogative de puissance publique, l’État
devrait faire un geste de bonne volonté pour le
rapprochement.
De son côté, Charles Aimé Andriamorasata, proche
collaborateur politique de Gilbert Raharizatovo, a
ajouté que les Malgaches, divisés par leurs
sensibilités politiques, sont actuellement dans une
logique d’affrontement.
« Cela exige un grand pardon entre concitoyens. Il est
impossible de mettre en place une quatrième République
dans une telle situation », a-t-il soutenu.
Jointe au téléphone, Lalao Randriamampionona,
présidente de la Plate-forme nationale des
organisations de la société civile de Madagascar
(PNOSCM), n’a pas voulu tout de suite prendre
position, face à l’appel du RPM. « Je ne suis pas
encore bien au courant du contenu de la proposition. Il
me faut du temps pour réfléchir », a-t-elle
répondu hier.
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