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Interrogée
au téléphone hier, la ministre de la Justice,
Christine Razanamahasoa, a répondu que « pour
l’instant, je ne suis pas au courant de
l’existence d’un mandat d’arrêt contre
l’ancien Premier ministre de la HAT, Monja Roindefo ».
Démentant ainsi les rumeurs qui ont circulé au
lendemain de la présence d'un certain nombre
d'officiers au domicile du président national du
Monima.
17
mars. En fait, de source informée, ces
officiers – une vingtaine – étaient venus
« fêter » l'anniversaire du 17 mars avec
l'ancien locataire de Mahazoarivo qui était, faut-il
le rappeler, l'un des artisans du ralliement des
forces armées au « tolona » sur la Place
du 13 mai. « Les officiers en question ne s'étaient
pas rendus chez le leader du Monima aux fins de
fomenter un coup d'Etat, contrairement à ce que l'un
des conseillers de Andry Rajoelina s'évertuerait à
le faire croire à ce dernier. Le conseiller en
question qui est un opérateur économique voudrait éliminer
du circuit Monja Roindefo qu'il considère comme un
concurrent dans ses affaires ». L'entourage
de l'ancien PM de la HAT d'assurer que ce dernier
n'est pas pour un coup de force. A preuve, dans les résolutions
de la réunion initiée par Monja Roindefo à l'Espace
Dera, il est souligné qu' « il convient
dans la mesure du possible d'éviter tout affrontement
sanglant ».
Projet.
Des résolutions qui spécifient que « nos
problèmes actuels résultent du fait que tous les
dirigeants successifs ne se sont pas préparés comme
ils se doivent et n'ont pas de vrai projet de
société ». Les participants à ces
assises du 18 mars 2010 ont aussi fait remarquer que « l'entêtement
pour régler la crise à travers des élections ne résoudra
le mal qu'en surface ».
En
ce qui concerne la HAT, ils estiment que cette dernière
« n'a plus ni légitimité ni légalité ».
Et de citer les ordonnances promulguées sans qu'elles
soient validées par la HCC.
Chaos.
A propos des accords de Maputo, les participants
estiment qu'ils ne pouvaient être appliqués car
certaines forces ont été écartées. Sans parler du
fait que les signataires ont eux-mêmes renié leurs
engagements. Ils ont aussi fustigé « les
manoeuvres de parachutage et de manipulation lors de
l'atelier « Teny ifampierana ». Et de
dénoncer ce qu'ils qualifient d'« infantilisation
du peuple par la HAT » alors que sur le
plan économique, « le pays s'achemine vers
un chaos indescriptible ». Tout comme « une
explosion sociale est à craindre ».
Solutions.
Les promesses de changement faites sur la
Place du 13 mai, ne sont plus que des souvenirs, selon
les résolutions de cette réunion qui propose des
solutions. Entre autres, la tenue d'une conférence
nationale, la réconciliation nationale avant le 26
juin, la mise en place d'une CENI provisoire, l'expédition
des affaires courantes par la Transition qui ne doit
pas engager le pays , la création d'un organisme indépendant
chargé de l'inspection générale de l'Etat...
Ce
23.03.10 par Francine sce midi-m
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