Une
discussion au préalable serait, avant toute chose,
maintenue entre Ravalomanana et Rajoelina, une discussion
portant sur le contenu de ce qui va être signé pendant
ce 25 avril et que jusqu’à maintenant, rien n’en a
encore sorti.
D’ailleurs,
on ne sait pas encore si les quatre personnalités vont se
mettre d’accord sur ce qui va être sorti de cette
rencontre. Car de son côté, Andry Rajoelina, persiste à
maintenir le général Camille Vital de son poste de
premier ministre de transition ainsi que sur la préparation
des élections avec la mise en place de
la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI) qui va organiser ces élections
d’ici peu.
De
l’autre côté, les autres trois mouvances persistent à
l’application des Accords de Maputo et de l’Acte
additionnel d’Adis-Abeba.
Rappelons
que Madagascar est entré
en crise depuis le mois de janvier 2009, et des résolutions
ont été adoptées, entre autres, la signature à Maputo,
Mozambique, le 9 août 2009 par les quatre protagonistes
malgaches, dont la teneur portait sur une transition
politique d’une durée de 15 mois maximum et à
l’issue de laquelle des élections législatives et présidentielles
se tiendront sous la supervision internationale.
Ils
ont ensuite signé un acte additionnel le 7 novembre 2009
à Addis-Abeba sur le partage du pouvoir en maintenant
Andry Rajoelina, à la présidence de la transition, mais
lui adjoignant deux "co-présidents", dont
Emmanuel Rakotovahiny, de la mouvance Zafy et Fetison
Rakoto Andrianirina, de la mouvance Ravalomanana. Ils ont
également nommé Eugène Mangalaza, de la mouvance
Ratsiraka en tant que Premier ministre de consensus.
A
la mi-mars dernier, l’Union Africaine
a sanctionné 109 personnalités de
la Haute Autorité
de Transition (HAT) pour entrave à la sortie de crise par
un refus de visas à l’étranger, le gel des avoirs extérieurs
ainsi que l’interdiction de participation aux réunions
internationales.
Depuis,
la communauté internationale s’est empressée à Madagascar
pour rencontrer Rajoelina en vue d’une sortie de crise.
Le 31 mars dernier,
la France
a envoyé le Secrétaire d’Etat français à
la Coopération
et à
la Francophonie
, Alain Joyandet, et le Conseiller pour l’Afrique du Président
français Nicolas Sarkozy, André Parant, pour discuter de
ce problème avec Rajoelina. Le 16 avril dernier, le président
de
la HAT
a également reçu une délégation envoyée par le président
de l’Afrique du Sud,
Jacob Zuma.
Notons
que cette rencontre a été proposée par
la France
, en accord avec l’Afrique du Sud
et
la Communauté
de développement d’Afrique australe (SADC)
Ce
19.04.10 Afriscoop